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L'exilé - poème par Mona Gamal El Dine

Aucun mot n'est trop grand trop fou quand c'est pour elle.

Je lui songe une robe en nuages filés.

Et je rendrai jaloux les anges de ses ailes.

De ses bijoux les hirondelles.

Sur terre les fleurs se croiront exilées.)


Louis Aragon

Les yeux d'Elsa



Je dois vous faire une belle confidence

Je vis aux battements du cœur

Je possède des milliers de dessins de l’âme

Je murmurais, je suis le bâtisseur de la terre

Je suis enthousiaste de grands chantiers

Je suis l’histoire mal aimée

J’arrive en dernier citoyen

Dans la jungle des vestiges, vous trouverez ma momie

Un démon triste sera mon symbole

Je suis en quête de sagesse aux portes des royaumes des morts

Je n’ai pas ma place …

C’est moi l’homme opprimé

C’est une épreuve douloureuse

Un jour, je serai le roi des bâtisseurs, les ruines ont leur beauté

Ciseler les pierres, laisser passer la lumière

Le bâtisseur de demain témoigne de mon incroyable histoire

Je n’ai pas le choix, je suis la girouette de l’histoire

Souvenez-vous des génies bâtisseurs des chapelles

Barbare comme moi l’exilé

Que faire pour aimer l’autre ?

Sur les pages de l’exil, j’écrirai le mode d’emploi

Le passé glisse sur les ailes de la mémoire

La parole est d’or

Je ne connais pas vos thèmes

Je n’ai pas vos codes

Vous êtes l’architecte et moi le bâtisseur



Mona Gamal El Dine - Alexandrie (Egypte)

l’exilé


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