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Le Maradona de Philippe Vilain : « Diego libre dans sa tête »


Nous sommes à la veille du match final de coupe du monde au Qatar 2022 France/Argentine : difficile d’en faire fi, me direz-vous tant l’opposition entre les aspects sportifs et les polémiques humaines et environnementales fracture l’opinion.

Avec l’Argentine en finale, un constat s’impose : le fantôme de Maradona rôde avec intensité dans la planète foot et surtout bien plus, dans l’inconscient collectif.

L’écrivain Philippe Vilain, sort, fort à propos, son « Maradona » (2022) aux éditions Les Pérégrinnes : "Maradona est un personnage de roman ayant une vie incroyable. Partant des bidonvilles jusqu’au sommet de la gloire, il a ensuite vécu une descente en chute livre menant à la mort et en passant par de graves maladies. C’est un peu grandeur et décadence d’un homme." "c’est un destin, quelqu’un qui est fidèle à ses idéaux politiques révolutionnaires, qui n’a jamais renoncé aux siens ni à ses origines."


Si à Naples, on porte habituellement le fameux maillot numéro 10 de la figure christique napolitaine, on arbore maintenant, dans les quartiers espagnols, le maillot argentin et … on prie pour l’Argentine, on intercède naturellement auprès du Diego, déifié dans la célèbre crèche.

Se pourrait-il que, faute d’Italie en phase finale de coupe du monde, « Dio Diego » puisse intercéder pour les Argentins dont les ancêtres et parents sont partis d’Italie en quête d’autres lieux où mieux vivre ?

Maradona aurait-il été imprégné consciemment ou inconsciemment par sa grand-mère napolitaine lorsqu’il choisit de rejoindre Naples alors qu’il était courtisé par les plus grands clubs de l’époque ?

L’esprit de Maradona semble revenu, ces jours-ci à Naples, pour gagner de nouveau « par procuration céleste » et ainsi peut-être rappeler l’empreinte de ceux qui ont quitté leur terre pour un avenir meilleur.