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Les vérités - Poème par Meziane Mahmoudia - Algérie



Rien et nul au monde ne pourrait du poing

Cerner l’immensité et la diversité

De la vie et de l’espace

Éternellement la mort et l’amour resteront sans soins

Tel hélas est la craintive vérité

De ces deux vagues rapaces

Toute révolte de l’homme dieu en serait témoin

Finira en un mal et une âpreté

Dans un chemin démuni de grâce

 

Homme ; tu resteras toujours homme ou peut-être moins

Dès que tu tentes de t’apporter plus de clarté !

Au sujet de dieu heure et place

Ne dois-tu pas le mieux chercher ta joie, ton chemin

Au lieu de sombrer dans la complexité

En perdant toute fin et trace.

 

Souvent homme tu es aveugle

Quand tu regardes vers le ciel !

Tu refuses d’admettre que c’est le chemin

De dieu droit juste et éternel

Et que ta vie sur terre n’est que l’ombre

De la tienne dans le vaste ciel

Ta mort et ta naissance sont sœurs

D’apparences opposées mais jumelles

Car chacune des deux t’offre son heure

À toi de distinguer des deux la plus belle

 

Pourquoi regardes-tu le ciel d’un air curieux et malin ?

Ne serait-il pas meilleur de l’admirer

Comme si l’on se regardait dans une glace !

Tu verrais même les anges assis gais dans leur coin

Regardant la fourmilière humaine ; l’intimité

Du bas monde que les deux vagues effacent

Combien, de prophètes, eurent clamé la justice du divin ?

Combien parmi vous sur terre se sont expiés !

Pour des crimes des trahisons, tout trépasse

Vers l’au-delà où dieu saurait t’attendrir humain !

Après que tu aurais empli la feuille de ta destinée.


Ainsi s’adressa l’un des anges à l’un des humains

Lui distinguant le songe de la réalité

L’ange ajouta ces mots à la vile race :

« Tu cherches désespérément ton bonheur

Au lointain, là où il n’y est point

Fouinant dans les confins de l’espace et de l’heure

Mais tu ne trouves que douleurs échecs et chagrins

Tu remues la terre, les cieux, les ondes avec fureur

Et tu te sers de l’oubli comme inutile soin

Ton arrogance est la source des toutes tes erreurs

Et l’erreur est le pilier majeur du chagrin

Ton bonheur réside au fond de ta douleur

Si tu ne le devine pas, ton âme n’aurait rien

Il te faut affronter de face tes malheurs

Pour qu’éclore ton bonheur, qui t’es voisin !

 

La force est dans l’union non dans la vigueur

La gaieté exige pour se faire de chacun

D’avoir une âme sobre et un tendre cœur

La gloire  est d’avoir à sa mort un linceul sain

C’est vers vous que déverse toute votre rigueur

Pourquoi, le bien en vous, en mal se transforme » ?

L’homme, répondît se croyant l’être le plus énorme :

« La meilleure défense pour nous c’est l’attaque

Pour se défendre le serpent mord de son venin

Et la femme étant faible d’amour nous arnaque

L’homme lion auprès d’elle n’est qu’un peureux lapin

Tel est la vie ici-bas ce n’est pas toujours les pâques

Le fort abat le faible le tort est d’être orphelin

C’est la règle aquatique, entre nous, on se traque

Et nos motivations sont l’argent et le pain

L’ange eut pleuré pour chacun de ces mots

Et dit à son frère l’homme ainsi donc vous êtes sots

L’homme n’est qu’un loup pour son frère l’homme

La femme est sa belle et terrible flamme

L’argent  fait autant le déshonneur des gens

L’amour est donc l’auteur de vos tristes atours

Le sage, parmi vous, dans la folie fait naufrage !

Et sa raison arrive à sa morte saison

Dieu face à l’injustice terrestre ferme ses yeux

Et l’ignoble époque du vaillant se moque

Le ciel pour lui seul garde ses doux miels

Et sur terre par toi mon frère il rend tout amère

L’amertume sur les visages dessine de sa plume

Dans le songe mon frère, sans le savoir, tu plonges

Et la règle de la terre est d’être proie ou aigle

Quiconque vous approche, vous lui videz les poches

Notre père vous hait car vous tendez trop la main

Vers l’erreur et la ruse, c’est pour ça qu’il vous refuse

Et bien sachez que la terre n’est faite que de misères

O humain se croyant libre sans savoir qu’est-ce vivre !

 

L’homme trembla de peur se sachant sans lendemain

Le soleil lui évoqua la férocité

De la chaleur infernale du sombre espace

Quand dans la canicule, il  serait tel un épi de foin

Les champs d’hommes seraient beau brûlé

S’il ne reculait pas de ses vilaines audaces

De léser pertinemment par sa langue et ses mains.

Le ciel ; cette justice et cette loyauté

Car la terre est la bassesse au mal pugnace

La foi subitement en cet homme ignoble revint

Réalisant que sur terre il n’est qu’un  damné

Il cria alors peureusement à l’ange : grâce !

Je me changerai en oiseau chantant chaque matin

Tous ces mots de sagesses pleins de piété

Pour qu’auprès de dieu  je gagnerais ma place !

Parmi les foules humaines, il y a beaucoup qui trichent

Il  est  des hommes aveuglés par l’envie d’être riche

Qui de leurs esprits chaque jour s’appauvrissent !

Il est d’autres que l’orgueil transforme en narcisses

Au point que l’on ne sait plus de quel monde ils sont

Les arcanes des envies ressemblent à des prisons

Qui ne laissent point sortir tous ceux qui y entrent !

Ceux-là sont maîtres de leurs âmes, esclaves de leurs ventres

Aux creux de leurs âmes la folie est rebelle

Et chaque jour la démence leur fait de ses nouvelles !

Il est des hommes dont les mots évoquent le goût du miel

Les pieds nus, les ventres creux mais on les voit sans fiel

On les croirait d’Arcadie et des fables

Ceux-là ont-ils vraiment, pour origine du sable

Ils sont peut-être moulus par la relique des anges

Généreux, sensibles, fidèles et de natures étranges !

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