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UNE SI JOLIE TRADITION DE NOËL

Lors de l'émission Rencontre des Auteurs Francophones du 9 décembre, l'auteure Claudia Rizet-Blanchet, de son ile de Nouvelle Calédonie, partageait avec nous un tendre moment d'émotion: Un noël particulier, qui allait établir une tradition de coeur.



Il y a de cela plus de 20 ans, je traversais une période difficile financièrement en tant que maman célibataire. Noël approchait et j’étais attristée de ne pouvoir faire de cadeaux à ma famille. Noël est une période importante pour moi : elle représente une trêve extraordinaire et je trouve fabuleux de savoir qu’aux 4 coins de Monde nous sommes si nombreux à vouloir faire de cette période de l’année un moment de joie, notamment pour les enfants.

J’avais fait les petits cadeaux pour Fils Aîné à crédit mais il ne m’était pas possible de le faire pour ma famille. L’année précédente, j’avais reçu en cadeau une jarre pleine de fruits déguisés de la part de la toute jeune tante de Fils Aîné. Ce cadeau m’avait profondément touchée, plus habituée à en offrir qu’à en recevoir, d’autant plus qu’il avait été réalisé par une jeune enfant. Il représentait pour moi tout l’Esprit de Noël.

Je décidais donc de prendre exemple sur elle et confectionnait pour la première fois des fruits déguisés. Je me souviens avoir vidé mes placards afin de dénicher de jolis contenants pour les accueillir. Je crois bien que cette année tous mes petits paniers en osier y sont passés ! J’avais demandé à ma tante, qui tenait à l’époque un magasin de fleurs, de me faire don de papier d’emballage transparent et de ruban. J’ai passé plusieurs soirées à confectionner ses petits paquets qui, au fur et à mesure, remplissaient mon frigo.

Parallèlement, la joie et l’espoir chevillés au coeur et au corps de faire ma part pour Noël, je découpais dans un magazine des illustrations de Norman Rockwell. Je me souviens avoir vidé mes cadres photos pour les y mettre. Ces petits présents partiraient en France et, je l’espérais, transmettraient avec eux l’amour que j’avais pour ma famille, qu’ils se rendraient compte que, malgré mes difficultés, je prenais le temps de penser à eux, que je ne les oubliais pas.


Pour mes frères et Fils Aîné, j’avais imprimé dans une jolie police le si joli poème « Si » de Rudyard Kippling.