Sainte-Mère, 1939.

 

Dans un village du Gers les mois qui précèdent la deuxième guerre mondiale fomentent un triple crescendo : un été suffocant qui éclatera en orage, la tension qui conduit à la déclaration de guerre, le malheur qui frappe une famille. Dans ce triple chaos, une enfant marquée au sceau de la violence oppose à ce monde rude sa volonté de résistance et son besoin d’amour.

 

Extrait :

 

« Dans la vie, il y a des choses qu’on aime, des choses qu’on n’aime pas. Et des choses qui dérangent…

Et puis, il y a les choses qui donnent envie de crier, de partir, de frapper, de vomir, de changer de corps et de vie…

 

Elle est forte. Elle est la fille de Grégoire. Le Macaroni assis en bout de table qui vient juste de faire claquer ses bretelles sur sa poitrine ; celui qui tend son verre en direction de la bouteille d’eau-de-vie ; l’homme aux quatre-vingt-douze kilos, aux cheveux dressés vers une pluie de boutons ; capable de fendre une bûche d’un seul coup de hache, de détruire un mur d’un seul coup de maillet, de jeter par-dessus ses épaules des sacs de cinquante kilos. Capable d’aimer les iris. Et de l’oublier.

 

L’été dernier, elle se sentait encore une petite fille. »</