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LA PUISSANCE DE L'ÉCRITURE - HOMMAGE À MON PÈRE.

Dernière mise à jour : 25 déc. 2020

Mon papa a décidé de quitter ce monde un 24 décembre.



Je l’ai appris chez Picard, alors que je réglais en caisse l’achat de la bûche à la vanille qu’il aimait tant, pour le déjeuner du lendemain. Je ne suis pas chrétienne, mais nous nous sommes toujours réunis le 25 décembre comme nous avons célébré Noël dans ma petite enfance.

Ce 24 décembre, j’ai rangé la bûche dans le congélateur et j’ai pris conscience qu’un monde s’arrêtait. Celui de ma première vie, celle où nous ne sommes que les enfants de nos géniteurs, protégés par la génération de nos parents. Ce soir-là je reprenais le flambeau. Je devenais la génération protectrice des miens.


Noël aurait dû prendre un goût amer à partir de ce 24 décembre 2002. Il se devait d’être logiquement pour moi le pire jour de l’année. Celui du recueillement. Du monde d’hier perdu.

Et pourtant, il n’en fut jamais rien. Je continuais d’aimer Noël et d’en aspirer toutes les effluves. Plus encore à New York où je vis actuellement et où la fête prend des allures de contes de fées.

La musique enivrante dans les boutiques décorées de toutes parts, le personnel déguisé, les rues illuminées à foison et les bénévoles de l'armée du salut qui chantent et dansent dans les rues, pour récolter quelques dollars pour les plus démunis.

Oui j’aime cette période. Des vitrines des Galeries Lafayette, je suis passée à celle