Pendant que le garçon frappait aux portes, Haifeng examinait le cadavre. Même si le visage
était gonflé, il reconnut sans peine l’assistant de la fouille archéologique, Hu Chang. Il l’avait vu sous la pluie avec un appareil photo numérique autour du cou ; le seul à avoir photographié la Femme de la tourbière. La tête du cadavre avait le même front haut, le nez tordu et de fines lèvres pincées, avec les mêmes touffes irrégulières de cheveux mal coupés. Un oeil était fermé et l’autre encore ouvert comme s’il partageait une dernière plaisanteriegrotesque.

 

Chine contemporaine
La découverte d’un corps momifié dans un champ bouleverse la vie de l’inspecteur principal
Tian Haifeng. Cette « femme de la tourbière » le fascine, le trouble, l’émeut. Il n’aura de cesse
de résoudre l’énigme de sa présence et de sa disparition suspecte.
Cette quête le mènera jusqu’au lointain territoire Ouïghour. Il y sera confronté au côté
sombre d’un pays où personne ne doit jamais perdre la face y compris les instances dirigeantes.
« Si nous mentons à propos de l’histoire nous contrôlons le présent », se justifient
les hauts dignitaires. La fin justifiant les moyens (établir la suprématie Han), ils n’hésitent
pas à humilier, terroriser et même tuer les Ouïghours.
La ténacité de Tian Haifeng lui permettra, au péril de sa carrière et de sa vie, de découvrir
une vérité extraordinairement dérangeante.
Ce roman, au dénouement magnifique, est comme les précédents livres de Martin Long
l’opportunité magique d’un voyage mouvementé en Chine mais ô combien attachant. Avec la
rencontre de belles personnes sensibles, généreuses et courageuses qui n’acceptent pas que
la vérité soit bafouée.

 

L'AUTEUR :

franco-britannique, écrit en anglais depuis une quinzaine d’années – livres pour enfants, nouvelles et romans policiers. Il vit à Paris, où il a exercé le métier d’enseignant.
« L’écriture c’est comme l’enseignement – il s’agit d’initier l’autre à un voyage et de l’accompagner.»
Parlant le chinois, il se rend régulièrement en Chine, passant de région en région à la recherche de récits qui sortent des sentiers battus. C’est ainsi qu’il a produit la série « L’Inspecteur Tian Haifeng », un policier atypique qui amène le lecteur à la rencontre d’une Chine méconnue, loin des clichés et des idées reçues.
« En écrivant, je cherche ce qui est caché, ce qui me déroute, et ce qui me fascine, et chacun de mes livres est un fruit de la passion. »
 

LA MÉMOIRE DE L'OUBLI - MARTIN LONG