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10 novembre 1938. Une nuit de cristal…


« À mort Judas ! Encore ! À mort Judas !

Derrière chaque rue, une autre porte

Où se terrent ces dénommés Rats ! »

Ainsi s’exhale la haine qui se colporte,

L’écho d’un tapage qui se déporte

Jusque dans nos plus claires places fortes.

La pluie est en cette nuit d’automne,

dans le reflet de ces étoiles mortes,

montée aux yeux que l’on boutonne.


Partout s’illuminent de grands brasiers

portant l’odeur de cendres jusqu’au-delà

des cris de douleur et du sang séché.


Combien de cris dans un grain de poussière,

et de lambeaux de vie fossilisées

au nom d’un homme ou bien d’une frontière ?

À la fenêtre du cordonnier