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IL FAUT LIIIIIRE ! - JEUDI VAGUE

La lecture et les préoccupations existentielles afférentes ont sérieusement envahi ma vie quand j’avais six ans. Le réel détonateur, je passe sur Oui-Oui qui, bien qu’ouvrant à la jeunesse une fenêtre originale sur le monde de l’homosexualité, reste finalement assez infantile et dérisoire, le réel détonateur de ma vie spirituelle fut donc, il t’en souvient peut-être, l’Insupportable Grabote et le Lion Léonidas, dont les planches distillées au compte-goutte dans le trop mensuel et terriblement catholique Okapi me sont apparues dès le départ comme une véritable allégorie de la vie d’adulte, celle que j’attendais avec impatience : grosse déconne et petites pépées.


Puis vinrent, au fil de ma vie de petit scout de France transi de froid dans l’église mal chauffée de Bourg-la-Reine la Catholique, transi de froid mais aussi d’amour pour Constance, une Jeannette aux yeux beaucoup trop bleus, vinrent donc les découvertes essentielles, je veux parler de la Linea et la Noiraude à la télévision, et puis, plus tard, le mythique Mon Œil d’Alain Rémond, dans Télérama cette fois, journal toujours très catholique et terriblement hebdomadaire, version keskiyacesoiralatélé.


Pourquoi, mais pourquoi m’embrouille-t-il encore et toujours avec des souvenirs jaunis, histoires surréalistes et hirsutes, de Jeannette aux yeux trop bleus jusqu’à l’homosexualité de Oui-Oui, mais qu’il arrête, qu’il en vienne au fait, on en peut plus.

Oooh. Si tu le prends sur ce ton. Soit. Je passe directement au plat de résistance sans apéritif, sans petits plaisirs de bouche pour mettre en selle ton esprit et désembobiner tes réseaux qui quelques fois m’apparaissent un peu engourdis, hébétés oserais-je. Tu me fais penser aux américains, pourquoi faire dans le sophistiqué quand on peut faire dans le pas cher ?

Tiens des fois je me dis que c’est de la confiture aux cochons.

Mais non pas toi, ma fée. Je parlais à l’autre.


Je passe donc au sujet de ce soir, deux points ouvrez les guillemets, une étude comparative des presses nord-américaines et françaises nous aiderait elle à sonder l’incommensurable gouffre qui sépare ces deux mondes, point d’interrogation.