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LE CHEMIN DES ROSES

Le poète Kabyle nous livre quelques vers en ce lundi d'août... Pour échapper à la violence du monde.



Jusque-là de merveilles je n’en connus aucune

Ni l’odeur du succès ni les goûts de la fortune

Mais poète comme je suis fils de mère nature

Un fin mot ; un petit fait, qui protège la culture

Me réjouit et m’amuse, m’égaye et me distrait.

Du bousier déroulant sa lune sur le sol

Au fil de Fourmis que cache un tournesol

Pendant que tant de choses me froissent et m’irritent

Mon regard ne s’ouvre qu'aux fleurs qui le méritent

Et les flottilles de feuilles que le vent soustrait.

Seul le jardin possède l'essence qui me charme

Son effet a l'effet de l’œil d'où sourd une larme

Qu’il soit d’Haÿ-les-Roses ou des violettes de Parme

Je suis ce va-t-en-paix qui n’excelle qu'une seule arme;

Cette plume qui dépeint les meilleurs port