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PAR LA FORCE D'UN MOT

La vie est une aventure dans laquelle l’on se trouve propulsé sans forcément être prémuni face aux écueils qui ne manqueront pas de se dresser à chacune de nos foulées. Ecueils que nous contournons parfois avec brio ; qui nous mettent souvent à genoux, jusqu’à y laisser des écorchures qui même cicatrisées, ne s’effacent jamais.

La vie… c’est selon l’adage, une aventure, un jeu, une mise en scène où ne brillent que les meilleurs acteurs. Ceux qui savent jouer le jeu à la perfection.

Quant aux mauvais, ils ont le mauvais rôle. Ils plient.

Pourtant, ce n’est qu’un adage loin de toute « logique ». Même s’il est cultivé par la majorité. Mais… c’est bien connu. La majorité n’a pas toujours raison. Elle a même loin d’avoir raison.

Tout ne tourne pas justement autour de la raison. Tout ne saurait être analysé à la lumière de la raison. Parce qu’il est d’autres lumières qui surgissent de manière inattendue, venant d’une source autre, d’un ailleurs autre ; charriant des sources autres… des forces autres.

Il est une force qui nous dépasse tout en nous poussant à nous surpasser. Parfois à tourner le dos au passé. Parfois à lui faire face.

Il est une force des plus déroutantes. Qui nous pousse vers des voies insoupçonnées.

Voies de déroutes. Voies faites de sillons tortueux au bord desquels l’on se retrouve un jour, au hasard des parchemeins de l’existence.

Insoupçonnée, l’écriture qui pousse l’être hors de soi, le plonge au plus profond du soi, le malmène tantôt ; le soulage tantôt. Et l’émerveille.

Alchimie des mots, puissance du verbe, ondulations du phrasé, véhémence de l’écrit… l’écriture se fait dans la solitude. Se nourrit de la solitude jusqu’à atteindre son paroxysme. Point culminant de la force.

Jaillissent soudain des univers féconds.

Jaillissent soudain des tourbillons vivifiants qui se jouent de la mort, du temps qui passe, des brisures de l’être.

L’écriture se fait cri et s’élance, forces démultipliées, telle une vague qui, en se brisant, dévoile la lame. La lame de fond où l’on vient à lire entre les lignes, sur les routes des jours, que les toujours durent toujours. Le toujours qu’est le temps de l’écriture.

Alors à contre-jour, un écrit s’efforçant d’être se dessine, en biais des abat-jours. Et s’abattent les jours pour ériger l’immortalité d’un dit. Par la force d’une plume. Force légère qui s’en vient ériger une forteresse invaincue sur les pages de l’univers, à l’encre indélébile.


Mona Azzam

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